Quatorze siècles de découvertes
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Les thermes de Cluny juste
avant leur dégagement sous
la monarchie de Juillet.
Gravure de Jean-Baptiste Jollois, 1843. P. Cadet / CMN.

Maisons romaines, extrait des manuscrits de Th . Vacquer.
BHVP

Céramiques sigillées découvertes
sous le premier Empire dans
les jardins du Luxembourg.
Gravure de Claude Grivaud de la Vincelle, 1807. P. Cadet / CMN.
P. Cadet / CMN


Maisons romaines, extrait des manuscrits de Th . Vacquer. BHVP

P. Cadet / CMN.
  Les érudits du XIXe siècle

Sous la Restauration et la monarchie de Juillet, l’archéologie parisienne intéresse de nombreux érudits. Parmi ceux-ci, on peut citer Dulaure, le premier à signaler la présence, dans l’île de la Cité, d’un tronçon de l’enceinte du Bas-Empire, observé lors de la démolition d’une église. Le personnage le plus remarquable est incontestablement Jean-Baptiste Jollois, un des archéologues de l’Expédition d’Égypte. Sous des cieux moins exotiques et en tant qu’ingénieur des travaux de la Ville de Paris, il signale, au cours de terrassements, la mise au jour de voiries et de tombes antiques et, surtout, publie des études illustrées de très intéressantes gravures de l’aqueduc et des thermes de Cluny.

La naissance de l’archéologie parisienne

C’est avec Théodore Vacquer (1824-1899) que naît véritablement l’archéologie parisienne. Cet architecte à la personnalité pittoresque exerce, sous diverses fonctions dans l’administration parisienne, des surveillances de chantiers, puis est nommé sous-conservateur au musée Carnavalet dont il crée les salles archéologiques. C’est à lui que l’on doit l’essentiel de la redécouverte du Paris antique, de ses monuments et de son système de voirie qu’il a pu observer lors des grands travaux haussmanniens. Auparavant, on ne concevait le plan de la ville romaine qu’à partir des textes antiques, tâchant tant bien que mal de faire coïncider les découvertes ponctuelles avec ces sources. Malheureusement, les recherches de Th. Vacquer ne restèrent qu’à l’état de notes et il faudra attendre 1912 pour que Félix-Georges De Pachtere exploite ces précieuses archives et propose, pour la première fois, une vision synthétique de la naissance de la ville dans son ouvrage Paris à l’époque gallo-romaine. Paul-Marie Duval reprend ces travaux en insistant sur les données monumentales, apportant la deuxième contribution fondamentale pour la connaissance des origines de Paris dans son ouvrage Paris antique publié en 1961.