La production de céramique PAGE PAGE PAGE
Cruche, production de l’atelier
de la rue des Lombards.
Commission du Vieux Paris.
Cliché M. Paturange / CVP
.
 

Flacon à onguent d’origine
italique exceptionnellement
parvenu jusqu’à nous.
Musée Carnavalet, Paris.
Cliché J.-L. Godard / CVP.

252koCéramique sigillée provenant
de Gaule centrale. IIe siècle.
Musée Carnavalet, Paris.
Cliché J.-L. Godard / CVP
.
 





  Historique de la production
de céramique


Au début de la période gallo-romaine, sous le règne d’Auguste, la poterie locale de type indigène est fabriquée sur place, dans la continuité de l’époque gauloise : c’est la vaisselle culinaire dite commune sombre. C’est alors que commencent les premières importations de céramique en provenance d’Italie. Elles sont raffinées et utilitaires : sigillées et amphores vinaires. Par la suite, et pendant tout le Ier siècle, ce sont les provinces de Gaule qui alimentent majoritairement le marché parisien de la vaisselle fine. A partir du milieu du IIe siècle, les ateliers locaux récupèrent le monopole du marché de la céramique et la ville acquiert une autonomie dans le domaine de la production de vaisselle.

Deux types de production pour
deux logiques commerciales


Les ateliers étaient relégués en périphérie de la ville en raison des besoins importants en bois et en espace. Ainsi, ces « zones industrielles » avant l’heure gênaient peu les habitants, tout en étant à proximité des grandes voies de circulation, ce qui favorisait l’approvisionnement en matière première et le commerce lui-même. Deux types d’ateliers ont pu être mis en évidence : sur la rive gauche, les ateliers implantés le long du cardo alimentaient le marché local de la ville et de sa campagne ; sur la rive droite, un atelier situé à proximité de la Seine (rue des Lombards) était spécialisé dans la production d’amphores, donc résolument tourné vers l’exportation et le transport du vin par voie fluviale.