La production de céramique PAGE PAGE PAGE
 

Production de céramique
commune grise aux IIe et
IIIe siècle à Lutèce.
Commission du Vieux Paris.
Cliché C Rapa / CVP
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Four de potier.
Fin IIe – début IIIe siècle.
Institut des Jeunes Sourds de Paris,
240, rue Saint-Jacques.
Commission du Vieux Paris.
Cliché C Rapa / CVP
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  L’atelier de potier
de la rue Saint-Jacques

L’atelier dit « de la rue Saint-Jacques » découvert dans le sous-sol de l’Institut National des Jeunes Sourds de Paris a produit, entre le IIe et le IIIe siècle, de la céramique commune destinée au marché local.

  Le four
Le four, exceptionnellement bien conservé, est d’un type classique. On en a retrouvé toutes les composantes : le foyer avec la zone de stockage du bois à proximité, l’alandier, c’est-à-dire le conduit principal avec son ouverture, la bouche à feu, la chambre de chauffe surmontée de la sole perforée de petits conduits (les carnaux) et le laboratoire, conservé sur une hauteur de plus de 2 mètres. La fouille a montré l’existence de dispositifs jouant sur le tirage et permettant de régler la température et l’atmosphère du laboratoire. La bouche à feu pouvait être fermée par une tuile plate et certains carnaux clos par des fragments de céramiques. Enfin on peut imaginer qu’il y avait, sur la cheminée, une tuile que le potier déplaçait quand il souhaitait provoquer un appel d’air et libérer la fumée.

Les structures périphériques
Plusieurs fosses qui servaient à recueillir l’argile ont été mises au jour, ainsi que des constructions légères, peut-être des bassins de trempage et de décantation, de pétrissage ou des réserves à bois. Un puits à eau d’un large diamètre, appareillé dans les parties meubles supérieures du terrain et entouré d’une margelle carrée, a également été découvert.