La production de plâtre
 

Plinthe en stuc moulé.
Musée Carnavalet, Paris. CVP

Blocs de plâtre.
Commission du Vieux Paris.
Cliché C Rapa / CVP
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  Une autre production locale originale est maintenant connue à Lutèce : la fabrication de plâtre. Ce matériau se retrouve sur pratiquement tous les sites d’habitat fouillés sur la colline Sainte-Geneviève, dans les remblais de destruction des maisons.

Son introduction dès le IIe siècle ap. J.-C. dans la construction apparaît avec la généralisation de la maçonnerie et la densification du tissus urbain qui entraînent la pénurie des matériaux communément utilisés dans l’architecture.

Ses qualités techniques (malléabilité, rapidité de fabrication, facilité d’extraction) ainsi que son aspect décoratif explique la généralisation de son usage, pourtant déconseillée par Vitruve. Il revient à moindre coût pour imiter la pierre polie ou le marbre.
  Sa fabrication, obtenue par la calcination du gypse présent dans le sol parisien, était très bien maîtrisée et produisait un matériau de bonne qualité utilisé sous diverses formes :
Des blocs carrés ou rectangulaires (l’équivalent de nos placoplâtres) dont les dimensions varient
de 30 à 40 cm pour les côtés, et de 5,5 à 7 cm pour l’épaisseur.
Des briques dont les dimensions peuvent atteindre plus de 40 cm de longueur,
14 cm de largeur et 7,5 cm d’épaisseur.
Des tuiles de même proportion et de même forme que les tuiles en terre cuite.
Leur surface, érodée par le ruissellement de la pluie, démontre clairement qu’elles
n’avaient pas un simple usage décoratif.
Des plinthes décoratives coulées dans un moule en plâtre ou en terre cuite.
Des dalles rectangulaires peu épaisses utilisées en pavement ou en placage mural.