La nécropole Saint-Marcel
Mise au jour de sarcophages
lors du creusement d’une
tranchée d’égout en 1898.
Cliché P. Emonts / BHVP.

 




Lors de la redéfinition de la ville au Bas-Empire, une nouvelle nécropole remplaçant progressivement celle du Haut-Empire se développe dans le faubourg Saint-Marcel à l’emplacement de l’actuelle avenue des Gobelins.

Une nécropole à inhumation
Cette nécropole comportait uniquement des inhumations, dont beaucoup étaient en cercueil ou en coffrage de planches calées par des pierres. Les sépultures les plus caractéristiques étaient des sarcophages aménagés dans des blocs de remploi prélevés sur les grands édifices et les monuments funéraires du Haut-Empire. Le cas singulier d’une tombe taillée dans un milliaire du IIIe siècle attire l’attention, car l’on y voit pour la première fois apparaître le nom de Paris.

Des dépôts funéraires peu fréquents
Au IVe siècle, seules quelques sépultures comportaient du mobilier. Il s’agit en particulier de boucles, de pendants de ceinture et de fibules cruciformes caractéristiques de l’administration romaine. On trouve également des bagages funéraires accompagnant le défunt sous la forme de verrerie ou de céramique déposés à ses pieds ou près de sa tête. Par ailleurs, la pratique de l’obole à Charon consistant à déposer une monnaie sur
 
Bloc d’architecture gravé de la silhouette de deux dauphins, réutilisé en sarcophage.
Fin de l’Antiquité, période mérovingienne.
CVP. Musée Carnavalet, Paris.
Cliché A.-B. Pimpaud
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la paupière, dans la bouche, dans la main et quelquefois dans un petit récipient auprès du mort, est fréquente.

Vers une christianisation
Du Ve siècle jusqu’à la période mérovingienne, la nécropole d’étend et s’organise : on y distingue parfois des allées. Le type de sépulture ne change guère, et à l’exception de l’obole à Charon qui demeure, les traces de dépôts funéraires tendent à disparaître. On voit également apparaître les premiers témoignages de christianisation.