Un plan quadrillé PAGE PAGE PAGE
 

Plan D. Busson et V. Charlanne. Cliché IGN Photothèque Nationale - 1999.
  Les voies principales

Parmi les grandes artères de Lutèce, certaines existent encore. Il s’agit essentiellement de voies cardinales comme le cardo maximus de la rue Saint-Jacques, le cardo du boulevard Saint-Michel et le cardo de la rue Valette. Sur la rive droite, on retrouve le cardo maximus de la rue Saint-Martin et un autre cardo rue Saint-Denis.
Les voies décumanes ont été presque totalement effacées de la topographie parisienne actuelle. Certaines ne reprenaient pas exactement les lignes de la grille fondatrice, ce qui montre que les urbanistes antiques adaptaient de façon empirique le schéma de la ville. Ainsi le decumanus dit de l’Ecole des Mines est légèrement décalé au sud d’une petite dizaine de mètres. Vers le nord, le decumanus supposé longer les thermes de Cluny parallèlement au boulevard Saint-Germain n’est pas séparé du decumanus de la rue des Ecoles selon le module de 300 pieds mais en est distant de 400.

Les adaptations au schéma orthonormé

Il existe aussi des rues en biais par rapport au quadrillage mais qui participent néanmoins du schéma urbain. Ainsi, l’axe formé par la rue de la Sorbonne et la rue Victor-Cousin limite, à l’est, les thermes de Cluny dont un côté fait juste 300 pieds, et aboutit, au sud, à l’entrée du forum. Or cette dernière est décentrée par rapport au grand côté du monument : la rue a été adaptée en conséquence.
Une via transversa partant du point zéro de la ville pour rejoindre la voie de Melun présente un cas similaire : son tracé correspond à la diagonale parfaite d’un rectangle de deux modules et demi sur trois. Cette route, sans doute très importante car elle reliait en fait la capitale des Parisii à l‘Italie en passant par Melun et Lyon, avait donc été prévue dès la construction de la ville antique.