Un plan quadrillé PAGE PAGE PAGE
 

Plan D. Busson et V. Charlanne. Cliché IGN Photothèque Nationale - 1999.
  Les orientations secondaires

En périphérie de la ville, on trouve des orientations secondaires correspondant sans doute à des routes qui menaient à Lutèce et qui bénéficiaient ainsi de l’accès au pont. Il est difficile de savoir si, comme la route de Melun, elles avaient été intégrées au sein même du schéma urbain d’origine. Ainsi, il est probable qu’une partie de la rue de Vaugirard était une voie antique. Peut-être était-elle une limite de la ville à laquelle aboutissaient plusieurs decumani.
Une autre voie divergente importante est observable sur le cardo de la rue Saint-Jacques sous la forme d’une déviation de cet axe avant que la rue ne reprenne presque son orientation initiale. Plusieurs voies et habitats repérés à proximité se sont manifestement calés sur cette orientation divergente, sans doute parce qu’elle constitue un raccord entre le nouvel axe de franchissement qui détermine la fondation de la ville et une route plus ancienne, vraisemblablement protohistorique, qui reliait le site lutétien à I’oppidum gaulois de Genabum.

En fait, on remarquera que cette déviation se produit juste en bordure des limites reconnues de la ville (c’est à partir de ce point que cette voie devient une route). Il est cependant possible qu’il s’agisse d’une adaptation à une particularité du relief. C’est d’ailleurs ce type d’explication qui permet le mieux de rendre compte d’autres divergences d’orientation. C’est le cas pour l’Ile de la Cité et le petit quartier du monceau Saint-Séverin. Il était en effet difficile de les intégrer au quadrillage parce que leur surface réduite et leur situation en zone inondable ne permettaient pas une implantation très systématique. On peut tout au plus estimer que le cardo maximus devait y desservir une série de petites rues perpendiculaires menant aux habitations.