Les thermes de Cluny
Un monument du paysage parisienDimensionsDatation
Le programme architecturalLes thermes du Collège de France

Le tepidarium
 


Plan des thermes.
Dessin D. Busson et V. Charlanne.
Bien échauffés par les exercices, les clients devaient ensuite théoriquement se rendre dans la pièce tiède, le tepidarium.
Cette fonction n’a pas été formellement identifiée aux thermes de Cluny, mais on a supposé que cette pièce avait fait office de salle tiède.

En réalité, les fouilles ont montré l’existence de deux états. Le premier correspond à une salle chaude, attestée par deux grands foyers situés dans les sous-sols de l’espace attenant et dont un est encore assez bien conservé avec ses deux petits escaliers latéraux permettant d’accéder à la chaudière.
Les hypocaustes étaient destinés à chauffer à la fois la salle, par un système de tubuli qui passaient sous le sol, le long des murs et au travers de la voûte, et l’eau qui y était distribuée. En effet, cette pièce comporte, sur ses quatre faces, des niches qui ont été interprétées comme des baignoires individuelles ou plutôt comme des réceptacles pour des labra.
 
Façade occidentale vue du boulevard Saint-Michel.
CVP / C. Rapa.


Ces installations ont été détruites par la suite pour permettre la transformation de la salle en pièce froide, et la mise en place d’un grand bassin central comportant une exèdre en demi-cercle aux extrémités est et ouest. Ce grand bassin était entouré d’une épaisse banquette de béton formant galerie de circulation et était profond de plus d’un mètre. Cette salle était éclairée par des baies en arcade dont l’une, conservée, s’ouvre sur une cour.