La Seine
 
Carte des grands débordements de la Seine de l’époque moderne établie en 1872 par Belgrand. La célèbre crue de 1910 s’étendra de la même façon. Cette carte suggère comment pouvait être le site parisien avant son urbanisation. On y distingue, en particulier, la trace fossile du bras nord. Commission du Vieux Paris.
Commission du Vieux Paris.

  Il ne faut pas imaginer la Seine de cette époque telle qu’elle apparaît aujourd’hui, fortement canalisée. La carte qui a pu être dressée des grandes crues témoigne de la complexité originelle du fleuve naturel et de ses affluents formant un réseau de plusieurs chenaux successifs.

Le lit principal
Le tracé du lit principal suit probablement, depuis le milieu du Néolithique, celui qu’on lui connaît actuellement. On a toutefois pu établir qu’il passait plus au Nord au niveau de Bercy et plus au Sud vers Grenelle, accentuant ainsi la faible courbe qui caractérise son tracé actuel.

Les lits secondaires
Le tracé des lits secondaires a complètement disparu avec l’urbanisation, même si leur topographie est encore légèrement sensible.
  C’est le cas en particulier du bras recouvert par le boulevard Saint-Germain et dont on sait qu’il était actif pendant la période gallo-romaine.
Sur la rive droite, le bras nord est encore perceptible à l’époque moderne, comme l’atteste le relevé de l’inondation de 1910, son tracé fossile correspondant approximativement aux grands boulevards de la rive droite. Son importance laisse penser qu’il a pu, à un moment, être le lit principal du fleuve.

Les berges
A l’opposé des berges actuelles aménagées et bétonnées, il faut imaginer des rives mêlant parfois prairies inondables et zones de marécage, comme c’est le cas à l’embouchure de la Bièvre, ou entre la Seine et le piémont de la Montagne Sainte-Geneviève. Les premiers quais n’apparaîtront qu’avec l’urbanisation du site.